La finalité de ce rapport de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale est de proposer des recommandations concrètes pour améliorer l’emploi des travailleurs expérimentés, en insistant sur l’importance de la formation professionnelle. Il s’agit de favoriser une approche positive et incitative pour les entreprises, en valorisant les avantages des collaborateurs expérimentés tels que leur fidélité, leur expérience et leur autonomie.
Ce rapport met l’accent sur le fait que les travailleurs expérimentés, souvent définis comme les salariés âgés de plus de 45 ans, rencontrent des obstacles spécifiques dans l’accès à la formation professionnelle. Malgré une meilleure connaissance des dispositifs comme le Compte Personnel de Formation (CPF) par rapport aux plus jeunes, ces travailleurs bénéficient moins souvent de ces opportunités en raison de plusieurs facteurs.
‘âge joue un rôle aggravant dans les inégalités d’accès à la formation, particulièrement en lien avec les catégories socioprofessionnelles. Les réformes récentes en matière de formation professionnelle, telles que la loi du 5 mars 2014, ont introduit des outils comme le CPF, qui attachent les droits à la personne plutôt qu’à l’entreprise, permettant ainsi une plus grande accessibilité.
Les formations en situation de travail (AFEST) sont particulièrement adaptées aux travailleurs expérimentés. Ces formations permettent d’acquérir des compétences directement liées à l’activité professionnelle, renforçant ainsi la confiance en soi et la reconnaissance au sein de l’entreprise.
Un des principaux freins pour ces salariés reste le financement des formations. Les employeurs sont souvent réticents à investir dans la formation des travailleurs âgés, bien que maintenir leurs compétences soit bénéfique pour l’entreprise. En conséquence, 35 % des salariés âgés de 50 ans et plus déclarent ne pas avoir suivi de formation en raison du refus de financement, contre seulement 18 % des jeunes salariés.
Pour améliorer la situation, il est recommandé de déplafonner le CPF pour les salariés de plus de 45 ans, d’affermir le conseil en évolution professionnelle, et de soutenir les formes d’apprentissage en situation de travail.