Cette étude menée par Jean Flamand pour France Stratégie nous apprend que 30% des départs en fin de carrière ne relève pas d’un passage immédiat à la retraite. Trois explications principales sont apportées à ces sorties : des raisons de santé, une période de chômage ou d’inactivité (renoncement à chercher un emploi ou indisponibilité).
Ce pourcentage de 30% masque cependant des disparités entre métiers. Pour certains métiers, cela concerne 4 personnes sur 10 alors que pour d’autres ce sera 1 sur 10.
Si le chômage et l’inactivité touchent toutes les catégories socio-professionnelles, ce n’est pas le cas concernant les raisons de santé. En effet, pour des raisons de santé, les employés et les ouvriers peu qualifiés sont nettement les plus touchés .
Les métiers les plus concernés par un taux de sortie précoces sont ceux de la restauration, du bâtiment travaux publics, du service aux particuliers ou aux collectivités et de la manutention.
On remarque que ces métiers sont également ceux qui peinent à recruter en cette période, la raison principales en étant les conditions de travail. Ainsi l’amélioration de ces conditions agiraient à la fois sur de plus grande facilité de recrutement et également sur la réduction des sorties précoces de l’emploi.